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Le Projet

Déambuler, découvrir, déconstruire, laisser le regard s’enfuir et inventer une autre ville. La recomposer pour la faire glisser dans un monde imaginaire…

Cette série de photographies prend comme sujet Perpignan, ses rues, son charme, son essence profonde. Elle s’inspire de la musique de cette ville, composée d’un épicé mélange de cultures, d’ordre et de désordre. Un mélange toujours en recherche d’équilibre, jouant des contrastes, de la lumière, du mouvement. Parfois harmonie, parfois dissonance.

Ici, on s’amuse, le bruit s’immisce dans l’image, il colore, déforme, guide l’œil ou le détourne. Comme un rêve éveillé dans cette ville qui devient scène d’un théâtre imaginaire. À travers un travail de déconstruction de l’image, la ville se transforme en un espace instable, presque mental. Les façades, les fils électriques, les rues étroites et les bâtiments deviennent des structures graphiques, traversées par des tensions visuelles. La photographie ne cherche plus à fixer l’instant, mais à montrer la fragilité et la multiplicité de la ville.

Il y aura autant de visions que de spectateurs, chacun observant à travers son propre spectre forgé par son histoire et sa culture. Ce que l’on voit n’est jamais totalement lisible, comme si la mémoire de la ville était altérée, rejouée, recomposée. L’image vacille entre réalité et abstraction. En perturbant la lecture du réel, cette série interroge notre manière de voir la ville: saturée d’informations, en mouvement perpétuel, cherchant à se redéfinir continuellement.

Le numérique est partout, s’instille dans l’image, on pourrait y voir la représentation des réseaux mobiles, radios,  wifi, Bluetooth et autres ondes qui saturent les airs comme devenus visibles. Cette matière numérique que l’on ne voit pas mais qui nous entoure silencieusement prend alors forme et déforme…

RETOUCHE
PRISE DE VUE

Les pigeons de saint jacques. Photo originale vs photo réinventée.

pause pendant une de mes balades photo urbaine devant la fresque de la chapelle
La ville n’est plus seulement un lieu, mais une expérience perceptive.

Dans ce magnifique lieu historiquement dédié à l’harmonie et à la permanence, ces images viennent interroger, perturber le silence, ajouter du chaos.

L’architecture urbaine devient matière mouvante, fragmentée, presque vibratoire. La ville apparaît comme un espace saturé, dont la mémoire visuelle semble altérée, défragmentée, en dérive. e dialogue entre un espace sacré ancien et des images contemporaines crée un décalage volontaire.

Il ne s’agit pas d’opposer, mais de faire coexister deux mondes : celui d’un lieu conçu pour durer, et celui d’un monde urbain traversé par le flux, la vitesse et l’inconstance visuelle.

La chapelle du Tiers-Ordre

Un écrin du XVIIIème siècle pour se rappeler que le temps passe. La permanence fait face au mouvement de la ville.

L’artiste

Photographe, graphiste et artiste plasticienne, Alice Lapeyre a grandi dans le sud de la France, un territoire lumineux et contrasté qui marque durablement son rapport à la couleur, à la matière et aux paysages.

Parallèlement à la photographie, elle développe une pratique de la peinture et un travail autour du texte, qu’elle considère comme des prolongements naturels de sa recherche plastique. Couleurs, rythme visuel et construction du regard constituent des éléments centraux de son approche artistique.

Sa démarche photographique prend appui sur la photographie de rue, non comme une finalité documentaire, mais comme un point de départ.

S’attarder sur des détails, observer les matières, les structures silencieuses des images, les lignes de fuite, les perspectives sont ses outils de prédilection pour composer ses prises de vues.

Nature, portrait, flous, elle explore la photographie en fonction de ses sensations et expériences.

Elle travaille également depuis bientôt 10 ans avec des promoteurs et architectes d’intérieur pour la réalisation de photographies d’art et d’architecture.

à la recherche d’un déclic graphique – Perpignan – Torcatis

Pour cette série, elle a travaillé à partir de prises de vue réalisées dans l’espace public. Par des décalages chromatiques, des superpositions et des ruptures visuelles, l’image est volontairement déstabilisée afin d’interroger la fiabilité de la perception et la manière dont le réel est mémorisé, interprété et reconstruit.

La ville, et notamment Perpignan, constitue un territoire récurrent de recherche. L’architecture y devient matière graphique, tandis que la présence humaine se manifeste principalement par ses traces. Entre réalisme et abstraction, la photographie cesse alors d’être un simple enregistrement pour devenir un espace de tension sensible, où la couleur dérive et perturbe la lecture du réel.

À travers l’ensemble de sa pratique, l’artiste explore la fragilité du regard et la saturation visuelle du monde contemporain, proposant une oeuvre où la couleur, l’image et la perception se déplacent, dérivent et interrogent notre rapport au réel.

« La photographie attrape le réel, le photographe le transforme en jeu de piste vers sa propre vision du monde. »

Alice Lapeyre

Commande de tirages

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